Les États-Unis ont manifesté leurs inquiétudes face à la situation en Turquie, marquée par des arrestations et des manifestations, lors d’un entretien entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et son homologue turc Hakan Fidan. Cet échange a eu lieu le 25 mars 2025 à Washington et a été suivi d’un communiqué du département d’État, soulignant les préoccupations croissantes de l’administration américaine.
Selon le communiqué, le secrétaire d’État Rubio a insisté sur l’importance du respect des droits de l’homme et de la liberté d’expression, des valeurs fondamentales qui sont au cœur des relations diplomatiques entre les deux pays. Les récentes arrestations de manifestants et d’opposants politiques en Turquie ont suscité des réactions internationales, et les États-Unis ne font pas exception.
Les manifestations, qui se sont intensifiées ces dernières semaines, sont en grande partie motivées par des préoccupations concernant la répression politique et les atteintes aux libertés civiles sous le gouvernement du président Recep Tayyip Erdoğan. Les organisations de défense des droits humains ont dénoncé une escalade de la violence policière et une répression systématique des voix dissidentes.
Le département d’État a réitéré son appel à la Turquie pour qu’elle respecte les droits fondamentaux de ses citoyens et garantisse un espace de dialogue ouvert. Le secrétaire d’État a également évoqué l’importance de maintenir des relations constructives et respectueuses entre les États-Unis et la Turquie, qui sont des alliés au sein de l’OTAN.
L’entretien entre Rubio et Fidan a eu lieu dans un contexte de tensions croissantes, non seulement en raison de la situation intérieure en Turquie, mais aussi des relations diplomatiques plus larges entre Ankara et Washington. Les deux pays ont des divergences sur plusieurs questions, y compris la politique au Moyen-Orient, la lutte contre le terrorisme et la coopération militaire.
Alors que les manifestations continuent de se dérouler en Turquie, la communauté internationale, y compris les États-Unis, reste vigilante quant à l’évolution de la situation. Les appels à la retenue et au dialogue deviennent de plus en plus pressants, alors que les Turcs cherchent à exprimer leurs préoccupations et à revendiquer leurs droits.