La Maison Blanche se retrouve en proie à une tempête politique après la divulgation d’informations sensibles concernant des opérations militaires, suite à la publication d’un article du journaliste de The Atlantic. Le gouvernement du président Donald Trump a tenté de calmer la polémique qui enfle, alors que les appels à des démissions se multiplient au sein du Congrès.
Le 25 mars, des responsables de la sécurité nationale ont été interrogés par les membres du Congrès, mais leurs réponses n’ont pas apaisé les inquiétudes. Des élus républicains, traditionnellement loyaux envers l’administration, expriment désormais leurs préoccupations face à ce qui semble être une grave négligence. Les Démocrates, quant à eux, adoptent une position ferme, exigeant la démission du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth. Hakeem Jeffries, le chef de la minorité à la Chambre, n’a pas mâché ses mots, le qualifiant d’« incompétent » et l’accusant d’avoir partagé des plans de guerre sur un canal non sécurisé.
La controverse ne s’arrête pas là. Les Démocrates mettent également en cause Mike Waltz, le conseiller à la sécurité nationale, qui a établi le groupe de discussion sur Signal, par lequel les informations auraient fuité. Bien que quelques voix républicaines aient rejoint les rangs des critiques, appelant à une enquête interne pour éviter de futures erreurs, la majorité semble se ranger derrière l’administration pour le moment.
La Maison Blanche, cependant, ne semble pas prête à céder sous la pression. Mike Waltz, lors d’une interview sur Fox News, a pris la responsabilité de la création du groupe de discussion, tout en affirmant qu’il n’avait aucune idée de la manière dont le journaliste avait obtenu accès aux informations. « Il est temps de passer à autre chose », a-t-il insisté, une déclaration qui pourrait aggraver la frustration des opposants.
Alors que la situation évolue, le journaliste de The Atlantic a déjà laissé entendre qu’il possédait d’autres révélations qui pourraient alimenter la controverse. Avec des tensions croissantes au sein du Congrès et des appels à la transparence, il semble que cette affaire n’est pas prête de disparaître de l’actualité.