Ce mercredi, le Parlement européen a officiellement approuvé la nouvelle équipe de la Commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen, marquant le début de son second mandat dans un contexte international complexe. Avec 370 voix en faveur, 282 contre et 36 abstentions, cette validation ouvre la voie à une prise de fonction prévue pour début décembre.

Ursula von der Leyen a souligné l’urgence des défis auxquels l’Europe est confrontée, notamment en matière de compétitivité face aux États-Unis et à la Chine. « Nous n’avons pas de temps à perdre », a-t-elle déclaré, insistant sur l’importance d’une puissance économique renforcée pour garantir la liberté et la souveraineté de l’Europe. Dans un contexte où les dépenses militaires russes continuent d’augmenter, elle a également appelé à une hausse des investissements européens dans la défense, notant que « la Russie dépense jusqu’à 9% de son PIB dans ce domaine, tandis que l’Europe ne consacre en moyenne que 1,9% ».

Le retour imminent de Donald Trump à la présidence des États-Unis représente un défi majeur pour l’Union européenne. Luigi Scazzieri, analyste au Centre for European Reform, a souligné que les enjeux se situent sur « deux fronts » : le commerce, avec des menaces potentielles d’augmentation des droits de douane sur les produits européens, et la sécurité liée à la guerre en Ukraine.

La validation de cette nouvelle Commission n’a pas été sans heurts. Les débats au sein du Parlement ont été particulièrement animés concernant la vice-présidence accordée à Raffaele Fitto, membre du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia. Malgré les tensions entre les groupes politiques, un accord a finalement été trouvé entre le Parti populaire européen (PPE), les centristes de Renew et les sociaux-démocrates pour approuver l’ensemble des commissaires proposés.

Parmi les nouvelles figures qui composent cette Commission figurent Kaja Kallas, ancienne Première ministre estonienne devenue cheffe de la diplomatie de l’UE ; Stéphane Séjourné, centriste français nommé vice-président chargé de la stratégie industrielle ; et Teresa Ribera, socialiste espagnole responsable de la Transition écologique et de la concurrence.

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