Thomas Bach, président du Comité International Olympique (CIO) depuis 2013, a annoncé sa démission, mettant fin à une époque marquée par des succès et des controverses. Le dirigeant bavarois, qui avait été réélu en mars 2021 pour un deuxième mandat de quatre ans, ne sollicitera pas de prolongation. Il quittera son poste en juin prochain, laissant la place à son successeur, élu ce jeudi lors de la 143e session du CIO.
Bach, ancien champion olympique d’escrime, avait accédé au sommet du CIO en 2013, après une campagne discrète axée sur sa connaissance approfondie des mécanismes de l’institution. Il avait devancé le Portoricain Richard Carrion lors du second tour de scrutin, remportant 49 voix sur 93. Son parcours a été marqué par des décisions parfois controversées, notamment en ce qui concerne le sort de certains sports ou de l’organisation des Jeux.
Dans une déclaration prononcée à Paris en 2024, Bach justifiait son refus de postuler à un troisième mandat en rappelant son engagement pour la limitation des mandats au sein du CIO, un point important dans un contexte marqué par des scandales de gouvernance passés. La commission d’éthique avait également recommandé d’attendre la fin des Jeux Olympiques de Paris pour une décision définitive.
Ce retrait intervient après une ouverture de débat sur un éventuel troisième mandat en octobre 2024 à Bombay, lorsque plusieurs membres du CIO avaient sollicité le maintien de Bach à la tête de l’institution. Sa réponse, finalement négative, souligne l’importance qu’il accorde à la protection de la crédibilité et de la stabilité du mouvement olympique.